22/11/2009

Paroles de vent

La patience du vent dans l’herbe jaunie, le rythme des vagues
sur la berge endormie, la parole paysage au centre de mon être, et le
souffle autour duquel je m’enroule, autour duquel je grimpe vers ce point
blanc dans le ciel, ce souffle si fragile et si ténu, si fin et si puissant,
qui navigue sur cette tension tremblante entre obscurité et clarté.

Respirer profondément, chercher sous les gravats des pépites de givre et de lumière,
des parcelles de toi, qui s’enflamment sous les braises orangées.

Et puis cette terre noire au creux des mains et ses souvenirs, celle qui nous a vu
naître et nous verra mourir, qui nous fera sienne, dans le coeur de ses
volcans et des laves fuyantes, terre de feu, terre de sang, de contractions
et de souffrances, de peurs enveloppées de cendres.

Parole de vent, d’air et de transparence, parole de mica argenté, le soir se pose en moi, comme
pollen sur l’humus.

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