20/05/2011

Fragments d'éternité

Le loriot sur la branche nue du cerisier, le geai bavard qui traverse l’espace, les prés en fauche, le cœur battant du val dans la brume, il vente des paroles simples, dépouillées, des fragments d’éternité.
Tout près du chemin, le taillis d’herbes brûlées, l’églantier qui a résisté à l’orage du soir d’avant, les pousses de sorbier qui étendent leur territoire, et les cadavres de grillons abandonnés par la chaleur.
Regards tremblants, le paysage devient une grande boulange de mie blanche et de croûtes dorées par des soleils imaginaires...

Le rouge de l'aubépine rejoint mon sang vitreux, le vert de la fougère apaise ma respiration, je traverse le sentier comme le jour simple, par la porte du chalet l'haleine des étreintes invisibles.

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