24/08/2012

Pré de février

 

Le corps du prunier

noir dans la vierge prairie

le givre matinal

l'herbe fauve

comme un îlot silencieux

qui danse

entre hiver et printemps

un vol de moineaux

une poignée de cris frêles

au creux de mes mains

le ciel d'anémone

les pages de soie feutrée

¨dans tes yeux et sur ta peau

tout près de moi

je passe

un souffle sur les branches de mélèze

la clairière s'illumine

un premier matin du monde

 

 

 

19:45 Publié dans Culture, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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