24/08/2012

Printze sauvage à Nendaz

 

La Printze écume

les tourbillons retiennent

la clarté du ciel dans leurs chevelures folles

les aulnes segmentent l'horizon

respiration sourde de la mousse

près du rocher humide

sur le visage de la rivière

des éclats de vitrail

mes doigts plongent

dans la lumière des frondaisons sauvages

une prière monte aux lèvres

celles des eaux primales

qui ont traversé la nuit

pour ouvrir nos yeux

Sous les pierres noires

les farios et leurs ventres argentés

les courants lumineux

qui m'aveuglent

les lianes fuayantes

qui me conduisent jusqu'à la mer

le vert tendre d'une brise magique

déposée au fond des eaux

les ondulations vineuses

qui me font rejoindre l'horizon

 

 

 

 

 

19:50 Publié dans Culture, poésie, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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