26/08/2012

Pouta Fontana, marche lente

L'étang argenté, ses roseaux égarés et solitaires pris dans le givre de février,
la corneille sur la branche noire et nue,
je marche lentement,
dans les sentiers désertés proches de la réserve de Pouta Fontana près de Granges,
le ciel est bas,
des fagots de branches lumineuses retiennent les assauts d'un soleil qui s'est fait rare,
un canal vert émeraude souligne la géométrie et le mouvement des broussailes dans la brise.
Chapelet de prières dans les branches qui s'égouttent,
traces de colverts qui semblent s'être perdus,
l'instant se découpe en fragments minces et fragiles,
il faut s'arrêter de respirer

17:18 Publié dans Culture, poésie, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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