04/11/2012

Foehn valaisan

Le foehn souffle fort

sur la toiture du chalet

s'engouffre dans les canaux noircis de la cheminée

fait craquer les madriers vieillis

au-dehors les sorbiers font la génuflexion

les herbes folles  et les graminées

volent dans l'espace fouetté de vibrations

les mélèzes sont de grandes voilures

qui nous emportent au-delà de la colline

tout semble secoué de l'intérieur

les nuages se sont amoncellés derrière le mont

la pluie va bien  attendre jusqu'à demain

mettre à patience tes silences...

 

 

16:34 Publié dans Culture, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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