Paysage imaginaire

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L'épaule forestière

dans le soleil levant

ton regard sur l'immobilité

de la colline

les brises qui se rencontrent

à la lisière du coteau

je vais lentement

sur la pointe des pieds

traverser le désert

du silence

qui s'ouvre dans l'immensité

de l'espace

 solitude blanche

je deviens arpenteur

marcheur impénitent

au milieu

d'un  ciel parsemé d'écritures

et d'anémones  soufrées

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