26/07/2013

De passage

Le ciel en son zénith

sur l'arête de schiste

retient nos rêves

le vent cisaille la pente

et les forêts de conifères

murmurent d'étranges cantiques

des êtres de passage

des pèlerins solitaires

nous traversons l'espace

sur la pointe des pieds

un chapelet entre nos mains jointes

pour mieux apprivoiser

les forces cosmiques

qui tourbillonnent

sur le haut des épicéas

pour mieux habiter

ce monde qui nous aspire

un vertige fait trembler notre âme

la brise emporte nos regards de désespérance

la mer n'est pas loin

ses vastitudes imprenables

étendent nos errances

à l'infini

21:02 Publié dans Culture, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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