07/11/2013

Automne à Sofleu

Futaies taillées dans la lumière rasante

fagots rapportés à la maison

sur les épaules courbes

il faut nourrir le potager de blanc nacré

bois polychromes aux angles du vieux chalet

la journée se passe tranquillement

les feuilles d'automne comme des lucioles

 traversent les airs chamarrés

le rouge-gorge et le martinet habitent les instants défunts

du crépuscule braisé

entre les doigts le chapelet

qui scande les paroles qui se répètent

dans la tiédeur du foehn

je regarde vers l'intérieur

les colonnes blanches

des temples crétois oubliés

17:38 Publié dans Culture, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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