Lichens sauvages

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La rouille du zénith

sur le fil de l’arête

les broyures du ciel déchiré

le foehn bouscule mes pensées

les lichens des mélèzes

m’ouvrent les allées

les portiques de temples 

imaginés au cœur de la forêt

sauvage farouche éclatée

des mèches de silence

naissent dans l’après-midi

glaciale de novembre

ivresse de flammes neigeuses

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