Gorges du Triège

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Dans la gorge sculptée

des blocs erratiques

des marmites de géant

des cascades nerveuses

de lumière bondissante

des filets doux

d’eau apaisée

des épicéas pris

dans la verticalité des flancs vertigineux

des treillis de soleil fauve

des fils de cuivre doré

qui viennent caresser la roche satinée

l’esprit qui hésite 

entre lèvres aériennes

et trous de la sorcière

le temps se rétrécit

se coagule

devient tranchant

selon les passages à même la falaise

et je me sens

pèlerin éphémère et transitoire

d’un monde inscrit

dans l’éternité

d’un mouvement perpétuel

 

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