Nuit d’été (30/07/2021)

Murmures assourdis

d’une nuit sauvage

ronde et fruitée

qui voyage en moi

éclate de peaux juteuses

une mûre 

écrasée dans ma main repliée

fermentation nocturne

marc de raisinés

mots silencieux

amputés de leurs ailes

de papillons blancs
douceur d’une eau

lumineuse
et labile

je bois cette obscurité 

ondulante

à gorge déployée

mourir avant le petit matin

sans cris 

nisouffrance

21:17 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |