Ombre en marche

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Landes résineuses

qui s’enfuient à l’horizon

cris enfouis dans l’espace argileux

rivières et solitudes souterraines

je marche

lentement

inexorablement

sur le dévers du jour

le dos courbé

le corps traversé

de flammes soufrées

la parole délitée

en quête

d’une lumière azurée

native et céleste

mon ombre me suit

me dépasse parfois

creuse aussi ma tombe 

ne m’abandonne jamais

 

 

 

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