Alchimie

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Torréfaction nocturne

macérat d’orange

et de tabac blond

mon errance se retrouve

écrasée sous la lourde pierre

du moulin à vent

et ses chouettes effraies

je traverse minuit

en prière

sur des genoux ensanglantés

la rivière est en étiage

les farios aux flancs argentés

meurent sur  le sable de plomb
sur les roches moussues

viennent s’éteindre

des étoiles de mer azurées
des lichens mordorés

poussent sur ma peau fragile

au petit matin

ultime respiration

 

 

 

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